WOME Dove, un des Éperviers du Togo à la relance au pays.
Sélections, Togo Foot

Ces Éperviers professionnels en difficulté à l’étranger, à la relance au pays

Des Éperviers du Togo, des professionnels en difficulté à l’étranger, préfèrent rentrer au pays pour se relancer. Pourtant, le rêve de tout jeune football est d’embrasser le plus tôt une carrière professionnelle. Et généralement au Togo cette noble ambition se matérialise par une carrière à l’étranger. Mais lorsque l’inverse se produit et de jeunes footballeurs professionnels ayant connu des championnats à travers le monde, pour une raison ou une autre, sont contraints de revenir au pays pour se relancer, on peut facilement imaginer la charge émotionnelle que cela peut constituer. Au Togo, ce n’est pas courant après l’ère Salou Tadjou et Senaya Junior.

Une question de mentalité

Des critères qui ont milité en faveur du choix du club militaire, Mani Sapol déclare : « Beaucoup de personnes pensent que c’est à cause de l’argent, mais je peux les rassurer. C’est pour mes bonnes relations avec les responsables de Dyto. »
Des critères qui ont milité en faveur du choix du club militaire, Mani Sapol déclare : « Beaucoup de personnes pensent que c’est à cause de l’argent, mais je peux les rassurer. C’est pour mes bonnes relations avec les responsables de Dyto. »

Aujourd’hui, les mentalités ont drastiquement évolué. Ils sont presqu’une dizaine à rejoindre le bercail. Parmi eux, plusieurs internationaux ayant étrenné la tunique jaune et vert des Éperviers, la sélection du Togo. Il s’agit de Mani Sapol, Wome Dove, Aloenouvo Backer, Aguidi Foovi et Eninful Kacla.

Se Sports pour évaluer le nouvel état d’esprit de ces internationaux à la relance au pays, a effectué une descente dans leur nouvelle vie à Lomé pour les uns et à Kpalimé pour les autres. Dans ce contingent de joueurs, beaucoup ont cédé aux sirènes du Dynamic Togolais (DYTO). Comment le choix de club a-t-il été opéré ? Comment affrontent-ils les regards indiscrets ? Comment envisagent-ils la suite de leur carrière professionnelle ?

Mani Sapol, le détonateur

C’est tout souriant que Mani Sapol, milieu offensif de Dyto, a accepté répondre à nos questions sur son retour au pays. « Je vais répondre avec joie. Je vais vous dire effectivement ce qui s’est passé.  Il s’est fait que physiquement, j’ai eu des soucis lorsque j’étais à Moldavie. Il a fallu que je subisse une intervention chirurgicale. Après quelques mois de repos médical, je devrais commencer ma rééducation. Mais il ne me restait que trois mois de contrat.

Il s’était révélé difficile pour le club de renouveler le contrat d’un joueur blessé qui arrive au terme de son contrat. Nous avons trouvé un accord à l’amiable, le temps de faire ma rééducation et me relancer. Je suis donc rentré au pays et j’ai choisi Dyto » a déclaré Sapol. Le milieu international a précisé aussi les critères qui ont milité en faveur du choix du club militaire : « Beaucoup de personnes pensent que c’est à cause de l’argent, mais je peux les rassurer. C’est pour mes bonnes relations avec les responsables de Dyto. »

Mani Sapol ajoute : « J’ai discuté avec beaucoup de personnes dans le staff de Dyto, que ce soit au niveau de l’administration ou avec le coach de Dyto. Ils ont tout fait pour me mettre dans de bonnes conditions pour que j’arrive à m’épanouir et me sentir à l’aise dans ce championnat qui est difficile. Donc pour être bref, je suis venu à Dyto grâce à mes relations. »

Continuer à avoir de l’ambition et y croire

A 26 ans, l’ancien joueur du FC Dacia (Moldavie) et de Al Ittihad de Tripoli (Libye) nourrit de très grosses ambitions : « Quand je rentre dans la douche qui pour moi est le lieu propice pour réfléchir, je me pose des questions. Est-ce que Mani peut encore dribbler ? Oui, il peut encore marquer des buts ? Je dis oui, est ce qu’il peut encore faire des efforts ? Oui. Alors pourquoi ne pas avoir des ambitions comme si on avait encore 16 ans. Mes ambitions sont encore plus grandes que ce que les gens pensent. Moi Mani Sapol j’ai encore des choses à prouver. »

Pour conclure, il nous confie : « Je ne suis pas le premier à revenir jouer un pays. Des gens ont vu en moi un exemple, ils sont revenus jouer, essaient de se mettre en forme pour se relancer afin d’avoir de nouveau des chances de jouer dans des championnats étrangers. »

Nominé en 2008 parmi les 50 meilleurs jeunes Espoirs du Monde par le Magazine anglais World Soccer, Mani Sapol compte plus d’une dizaine de sélections avec la Sélection nationale et reste l’un des plus doué de sa génération

Eninful Kacla, un des Éperviers globe-trotter

ENINFUL KACLA
Eninful Kacla nous confie : « Je ne suis pas le premier à revenir jouer un pays. Des gens ont vu en moi un exemple, ils sont revenus jouer, essaient de se mettre en forme pour se relancer afin d’avoir de nouveau des chances de jouer dans des championnats étrangers.»

L’ancien défenseur central de l’Entente 2 de Lomé n’a rien perdu de son humour habituel. Après avoir fait le tour des clubs du Togo, Eninful Kacla trouve que « le Dynamique Togolais est le club qui me va le mieux et j’estime qu’avec ce club, je pourrais me relancer. Comme on dit souvent, il vaut mieux reculer pour mieux sauter. » Véritable globe-trotter, le milieu défensif, en dehors du Togo, a fait la Syrie, la Moldavie, l’Iran, la Chine, la Tunisie et tout récemment le Gabon. Il avoue que « Le championnat togolais n’est pas de haut niveau. À l’étranger, dans certains clubs, parfois tu es le seul étranger et tu es obligé de donner le meilleur de toi-même pour garder ta place… » Pourtant, ce constat n’empêche pas Eninful de mouiller le maillot pour bien maintenir la forme.

Le milieu international explique que lui et certains joueurs avaient décidé que si leur aventure à l’étranger tourne mal, il leur faudrait rentrer au pays. Ce qu’ils ont fait. Il saisit donc l’occasion pour remercier ses amis d’avoir tenu leur parole et clarifier certains points : « Tout d’abord je remercie Mani, Dové, Aguidi, Backer, parce qu’ils ont tenu parole. Nous avons toujours dit que si nous pensons que cela ne va pas, nous rentrerons au pays pour jouer. Mais, quand on rentre, les gens pensent qu’on est fini. Non, ce n’est pas vrai. Souvent dans nos clubs à l’extérieur, nous réclamons des améliorations de conditions de travail. Et quand les dirigeants du club refusent d’y accéder, nous ne pouvons rien faire d’autres que de rentrer au pays. »

Et pour conclure, Eninful se réjouit : « Moi, je félicite ceux qui rentrent pour se relancer parce que ce n’est pas facile… mais c’est dans la tête que ça se passe. »

Wome Dove, la surprise royale

Dans le lot des internationaux togolais, il a été la plus grosse surprise lorsque son retour a été signalé à Gomido FC de Kpalimé. Encore sous contrat avec Super Sport United en Afrique du Sud, le jeune milieu offensif des Éperviers (26 ans) a résilié son contrat pour rentrer au pays. « Les raisons de mon retour sont claires. J’ai bien résilié le reste de mon contrat avec Supersports United, il me restait d’ailleurs 6 mois, et ceci pour des raisons personnelles. Je n’ai pas hésité à faire le choix du pays parce que je pense que ce championnat qui est très compétitif peut me permettre d’être en forme et me relancer très vite.  Le choix de Gomido qui d’ailleurs a un bon terrain et des ambitions, m’a bien surpris par le rang qu’il occupe dans le classement actuel. C’est clair pour moi que Gomido veut jouer les premiers rôles dans ce championnat, c’est le genre de club dont j’avais besoin. D’ailleurs, mon intégration s’est faite très rapidement. J’ai trouvé des coéquipiers très sympas et compétents » a glissé l’ancien joueur de Maranatha de Fiokpo.

Il regrette néanmoins certains écarts comportementaux des supporters d’Ifodje d’Atakpamé lors des seizièmes de finale de la Coupe du Togo : « Le langage du foot est commun, juste que les conditions sont un peu difficiles ici au TOGO, mais j’y étais avant et je savais un peu ce qui m’attendais. Je m’adapte donc au fur et à mesure des matchs. Dimanche 18 mars dernier par exemple, j’ai assisté à des scènes de violence sur le terrain d’Atakpamé.

Les risques du métier de footballeur

WOME Dove
WOME Dove : « J’ai bien résilié le reste de mon contrat avec Supersports United, il me restait d’ailleurs 6 mois, et ceci pour des raisons personnelles. Je n’ai pas hésité à faire le choix du pays parce que je pense que ce championnat qui est très compétitif. »

Après notre victoire sur Ifodje (par tirs au but, temps réglementaire 0-0) lors des 16es de la Coupe du Togo, des supporters enragés ont envahi notre banc de touche au coup de sifflet final et ont même frappé des joueurs. J’étais particulièrement visé par des jets de pierre. Nous avons eu la vie sauve grâce aux forces de l’ordre venues en renfort….  Je revis ça en fait. »

Tout comme Aguidi Fovi, il a ouvert son compteur but dès son premier match face à Asko de Kara à Kpalimé. Pour son baptême de feu, l’adoption ne peut être que totale et entière. Wome Dove qui a participé à la Coupe d’Afrique des Nations Afrique du Sud 2013 ne perd aucunement espoir de rebondir. « Comme tout joueur, c’est d’être en forme et de trouver un bon contrat professionnel. Donc Dove en fait partie.  Juste dire aux joueurs qui sont dans le même cas de ne pas hésiter à se relancer au pays si possible, puisque le talent moisit, il meurt quand on ne le met pas en pratique. Autrement dit, le muscle qui ne travaille pas s’atrophie ».

C’est une nouvelle page du football togolais qui s’ouvre avec cette constellation de joueurs qui se sont forgés un nouveau mental, un nouvel état d’esprit pour faire face à leur carrière avec plus d’abnégation et de rigueur. Et lorsque, entraîneur de Dyto, on est au milieu de tous ces joueurs, que ressent-on ? « D’abord c’est une fierté en tant qu’entraîneur d’avoir ces joueurs dans son effectif. Je leur tire mon chapeau parce que ce n’est pas facile de jouer dans un championnat professionnel et revenir recommencer à zéro dans un championnat dit amateur. »

Des clubs hôtes contents de l’aubaine offerte par les Éperviers

« Il faut dire que ces joueurs sont toujours à l’écoute de ce que je leur dis malgré leur niveau. Quand je les prends un à un, exemple Mani Sapol, c’est quelqu’un qui m’aide beaucoup. Parfois il me donne des conseils, Backer c’est quelqu’un qui est très compréhensif, Eninful est aux cotés des jeunes à qui il donne des conseils, de même que Aguidi qui travaille dur. La preuve, son premier match à Notse, vous avez vu ce que ça a donné.

Bref avec ces joueurs, je suis à l’aise en tant que coach. Personnellement je leur souhaite bonne chance pour qu’ils trouvent un autre club pourquoi pas mieux que Dyto » avance Fofana Diouf qui apprécie par ailleurs leur intégration et lance un appel de cœur aux autres joueurs en situation. « Si vous voyez l’ambiance dans le groupe, vu aussi ce qu’ils apportent à leurs petits frères, disons que je suis satisfait de leur présence. » Enfin, il conseille :

« Moi je leur dirai de prendre des exemples des joueurs comme Mani Sapol, quand vous voyez ce jeune, vu tout ce qu’il a fait dans sa carrière, Aguidi aussi Backer, ces gens ont joué dans la sélection A. Même Eninful, moi j’ai joué avec lui. Donc si eux, ils l’ont fait, pourquoi pas les autres qui sont là-bas sans club ou qui ont une carrière pas trop bonne ? C’est très important pour un joueur qui veut se relancer. Ne dites pas que c’est un championnat amateur, l’important c’est de se relancer. »

De quoi seront-ils capables à l’issue du championnat ?

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Équipe du Togo des année 1960
Mémoires, Togo Foot

Le Togo, pays de virtuoses, doit se replacer parmi les grandes nations de football

Il nous est difficile de reconnaître par les temps qui courent,  l’Équipe Nationale du Togo. Elle ne ressemble à aucune de ses devancières tant ses performances sont médiocres. Dans son ascension vers le haut niveau mondial, de 1998 à 2006, l’Équipe du Togo nous avaient fait rêver, rendus fiers d’être Togolais. Ils ont fait honneur au pays et lui ont rendu sa dignité, l’espace d’un instant sur l’échelle immense du temps. Cette Équipe du Togo, plus connue sous l’appellation des Éperviers du Togo, a réussi le pari de mobiliser tout le peuple pour une qualification historique à une phase finale de la Coupe du Monde. C’était le Mondial 2006, en Allemagne.

Les virtuoses togolaises des années 1950, 1960 et 1970

ASC Étoile Filante de Lomé des années 1960
ASC Étoile Filante de Lomé des années 1960 avec le phénoménal milieu offensif, Docteur Kaolo, et l’extraordinaire gardien de but Tommy Sylvestre.

Ce groupe des Éperviers du Togo du début des années 2000, désormais entré dans l’histoire du football togolais, africain et mondial, a fait honneur aux Équipes du Togo des années 1950, 1960 et 1970, qui furent également des pionniers en leur époque. Le dénominateur commun de toutes ces Équipes du Togo, c’était le socle sur lequel elles furent bâties : des dirigeants compétents et probes, une bonne organisation, une planification efficace et une gestion adéquate des ressources disponibles. À partir de cette base, les dirigeants d’alors ont su mobiliser les ressources complémentaires nécessaires à la réalisation des objectifs. Et les performances ont suivi.

Comme quoi, le talent des footballeurs s’épanouit, leur amour pour le pays se consolide, leur détermination s’accroit et les performances suivent lorsque les équipes bénéficient de ressources humaines compétentes et cultivées, d’une planification, d’une organisation et d’une gestion efficaces.

Les héros de la qualification à la phase finale de la Coupe du Monde 2006

Sur l’effectif total des jeunes joueurs, combien de jeunes footballeurs U20 connaissent les noms et les exploits des Éperviers du Togo qui ont qualifié le Togo à sa première phase finale de la Coupe du Monde, Allemagne 2006 ? Un sondage que nous avons réalisé indique moins de 30%. Et plus le joueur est jeune, plus le taux baisse. Pourtant, à part le regretté arrière central, Tchangaï Massamaesso, paix à son âme, ils sont tous vivants, les Abalo Dosseh, Kader Cougbadja, Nibombe Daré, Agassa Kossi, Olufadé Adekanmi, Mamah Gafar, Shérif Touré, Senaya Junior, tous des héros de la qualification historique. Combien de centres de formation ou de clubs de football les a invités à raconter leur vécu de la campagne de qualification à la Coupe du Monde 2006 ? Combien ? Écouter ce récit de la bouche même des héros aurait eu un grand bénéfice pour les jeunes.

La génération présente de footballeur togolais manque de mémoire historique. La faute en incombe à leurs formateurs qui manifestement ne connaissent pas l’importance de la mémoire dans l’éducation et la formation continue de l’être humain. Sinon, ils auraient mobilisé les ressources nécessaires pour se documenter et faire dispenser à leurs pupilles la formation historique qui sied. Avant de remonter le temps vers les années de luttes acharnées pour vaincre la colonisation et recouvrer la souveraineté des peuples du Togo et réaffirmer celle de la nation togolaise naissante, arrêtons-nous au début des années 2000.

L’Équipe du Togo des années 1950

S’ils connaissent fort peu les héros du 8 octobre 2005, date de la qualification historique au Mondial 2006, qualification obtenue de haute lutte à Brazzaville face à la sélection congolaise, les jeunes footballeurs togolais, sans doute, n’ont jamais entendu parler des virtuoses du ballon rond du passé comme celles qui figurent sur cette photo ci-dessous. En ces temps-là, le Togo inspirait le respect et l’admiration sur la scène internationale. Les Équipes du Togo de cette époque-là n’ont rien à voir les Éperviers du sélectionneur Claude Le Roy, quant aux performances et à la beauté du jeu pratiqué.

« Une époque révolue car avec de tels joueurs, le Togo d’il y a soixante années, donnait du fil à retordre à des sélections nationales ou formations tchécoslovaques, allemandes, de l’ex Yougoslavie » nous révèle Ékoué Satchivi, une mémoire du football togolais. Il évoque : « Le Nigéria, le Burkina (ex Haute-Volta), le Nigéria, le Dahomey (Bénin), la Mauritanie, le Liberia, le Sénégal, le Gabon, le Kenya et autres Cap Vert, voire la Guinée Bissau, éprouvaient moult difficultés en jouant le Togo qui traitait d’égal à égal avec le Ghana, le Mali ou la Côte d’Ivoire. »

Laissons Ékoué Satchivi nous présenter les magiciens de foot des années 1950

Équipe du Togo dans les années 1950
Équipe du Togo dans les années 1950-Des talents dotés d’une grande intelligence de jeu, avaient prouvé que le Togo, géographiquement petit, pouvait devenir une grande nation de football, sinon la meilleure, à condition que les Togolais aient confiance en eux-mêmes et travaillent à réaliser l’objectif.
Sur ce cliché d’archives ci-contre, on peut reconnaître, debout de gauche à droite :

l’inspecteur des sports, Robert Chevron, sélectionneur, et un des pionniers de l’expérimentation au Togo des compétitions sportives en milieu scolaire. Ayivor Comlanvi Kamalotor était un portier fort connu à la Modèle et au sein des Diables Rouges, actuel Dynamic Togolais ( Dyto FC de Lomé ). Têtêvi (Essor de Lomé); Labitey (Essor de Lomé); Klikan (Union Sportive du Togo). Charles Ayivi Fandalor ( Modèle ou Yellow Fever de Lomé), joueur talentueux, il fut reconverti entraîneur du Yellow Fever. Il prit ensuite les commande de la sélection A du Togo. Ensuite, il devint coach de l’Entente 2. Enfin, il occupa les fonctions de Vice-Président de la FTF.

Aux côtés de Charles Ayivi Fandalor, on trouve Oscar Komlan Anthony. C’était un joueur issu d’une famille de sportifs. Défenseur, il a passé par Forêt Inabordable, un club de quartier à Sanoussi-Komé, avant d’éclore sous les couleurs de l’ASC Etoile Filante de Lomé. Il devint entraîneur de l’ASC Etoile Filante de Lomé et perdit en 1968, la finale (5-0 et 1-4) de la Coupe des Clubs Champions (Ligue des Champions de la CAF) face au redoutable TP Englebert (actuel TP Mazembe) de Lubumbashi (RD Congo).

Oscar Komlan Anthony, fut sélectionneur du Togo, entraîneur des Aiglons et expert sportif notamment auprès de Doumbe FC de Mango, Semassi de Sokodé, pendant leurs campagnes africaines. Oscar était de la génération d’autres entraîneurs de renom, notamment Désiré Tossoukpé, Daté Hodê, Charles Fandalor Ayivi, Firmin Aguiar, Jazzar Rodolph (du Racing Club de Lomé) et Santos Adowè. Et enfin, René Florian, sélectionneur adjoint de Robert Chevron. Il prendra plus tard la relève de Chevron aux commandes de la Sélection du Togo.

Accroupis de gauche à droite :

Amégbleto dit Coup Sec (AS PTT). Wilson dit Under Blouse (Modèle). Germain Moèvi (Essor). Il était le frère de Gilbert Moèvi qui évolua au FC Bordeaux en France. Djibril Karimou (ASC Etoile Filante de Lomé). Il fut transféré à AS Monaco où il fut coéquipier d’un certain Michel Hidalgo, futur sélectionneur de l’Équipe de France. Djibril évolua également au FC Toulon. Il fut un des rares joueurs togolais à soulever la Coupe de France. Karion comme on l’appelait, est encore vivant. Il aura bientôt 85 ans.

Et enfin, Edmond Kossivi Afangbédji  (ASC Etoile Filante de Lomé). Il aurait pu faire une excellente carrière en Europe. Mais pour l’amour voué à sa mère malade à l’époque, ce joueur court sur ses jambes, très technique, fin dribbleur, véritable stratège et buteur prolifique que d’aucuns affirment être le « meilleur joueur togolais de tous les temps », déclina l’offre du club Stade de France. Agent de la UAC, il meurt en 1995 à Lomé.

P.S

PS : Une photo publiée par Jonas DOSSEVI, Ancien défenseur central à Clermont Ferrand avec les frères Chiesa. Expert -Comptable togolais à la retraite à Paris, il est le frère aîné d’Otheniel du PSG et de Pierre-Antoine DOSSEVI, du FC Tours, et de Dunkerque (le père biologique des Éperviers Thomas et Mathieu). ©Ekoué Satchivi

Agassa-Kossi, un grand gardien de but togolais
Sélections, Togo Foot

Agassa Kossi, de la lignée des grands gardiens togolais

Qui a suivi de près l’itinéraire de Agassa Kossi ne peut que s’incliner devant son talent. Il fut sans conteste de la lignée des grands gardiens que l’Étoile Filante de Lomé a donnée au Togo à l’instar de Tommy Sylvestre. Il fait partie, c’est indubitable, des grands gardiens Togolais de l’Histoire comme Tsé Tsé, Nibombé Waké, Parito de l’Entente 2 de Lomé.

Agassa Kossi dans la lignée des grands gardiens de but du Togo

Agassa Kossi débute sa carrière à l’Étoile Filante de Lomé au Togo en 1997, avant de rejoindre, en 2001 l’Africa Sport d’Abidjan en première division de Côte d’Ivoire. L’année suivante, il est recruté par le FC Metz qui évolue alors en Ligue 2 avant de monter en Ligue 1 un an après. Il joue son premier match de L1 le 2 août 2003 contre l’AC Ajaccio. Il reste encore trois années au club messin mais n’est pas titulaire.

Ambitieux et désirant inscrire son nom dans l’histoire des grands gardiens de but, il décide alors, en 2006, de tenter sa chance en Espagne à Alicante mais n’y trouve pas le temps de jeu espéré. En règle générale, les joueurs européens sont privilégiés toujours quand ils sont en concurrence avec un joueur Africain aussi meilleur que soit ce dernier. L’Espagne ne fait pas exception. Agassa retourne alors en France.

C’est au Stade de Reims que Kossi Agassa se relance en 2008. À son retour, évidemment, il n’est pas titulaire. Il saisit l’opportunité de la blessure et des mauvaises performances en série de Johan Liébus pour montrer au public enfin son talent et son savoir-faire. Mais la politique officieuse de deux poids deux mesures continue à lui être préjudiciable. Stoïque, le Togolais ne se plaint pas et attend patiemment son heure. Au bout de deux ans, il a accumulé une trentaine de matches sur 76 possibles. Le Stade de Reims descend en National, Agassa tente alors un prêt au FC Istres où il restera une année.

Le retour à Reims

De retour à Reims, il gagne sa place de titulaire au cours de la saison 2010/2011, en réalisant des matchs époustouflants de haut niveau, en particulier contre le Stade Rennais en Coupe de France où il sort deux pénaltys. Le public le réclame. Le 11 mai 2012, le Stade de Reims s’impose sur la pelouse d’Amiens et valide son ticket pour la Ligue 1, notamment grâce à une saison exceptionnelle du portier togolais.

L’international Togolais est nommé parmi les quatre meilleurs gardiens de ligue 2 pour les trophées UNFP mais c’est finalement un joueur européen de Bastia qui est récompensé. C’est ici encore et toujours le deux poids deux mesures.

En 2013, Kossi Agassa remporte enfin le Togo Football Awards du meilleur joueur togolais évoluant à l’étranger. Jusqu’ici, il était toujours barré par Sheyi Adebayor, le génial et phénoménal attaquant des Éperviers du Togo.

Avec 12 matches joués en tout et pour tout cette saison avec l’équipe première de Reims, Kossi Agassa n’a pas connu une saison pleine. Pourtant ce n’est pas le talent qui lui manque, ni non plus le travail abattu lors des séances d’entraînement. C’est que dans la vie, il y a de ces moments où rien ne va, malgré tous les efforts consentis, et on ne comprend pas pourquoi. Le gardien de but international a connu des hauts et des bas. Il s’est sorti toujours des périodes difficiles. C’est le signe des grands.

Les Togolais comptent sur leur grand gardien pour conduire les Éperviers du Togo à la victoire au Libéria. La tâche ne sera pas pour autant aisée.

Tommy Sylvestre et le grand Robert Mensah
Mémoires

Le Togo à la CAN 1972. Chronique d’une première et historique qualification

La phase finale de la CAN 1972, le Togo en avait rêvé et avait fait l’essentiel pour gagner le droit d’y participer. Arrivé du Nigéria en début de l’année 1970 pour sa première expérience avec une sélection nationale, le technicien allemand Gottlieb Göller est présenté quelques semaines plus tard au chef de l’Etat togolais, le Général Gnassingbé Eyadema, connu à l’époque sous le nom de : Etienne Eyadema. La délégation était conduite par le président de la FTF, Seyi Mèmène, à l’époque capitaine dans les Forces Armées Togolaises (FAT). Au menu des discussions, la prise en charge de la sélection togolaise qu’on appelait à l’époque, Onze National. La mission de l’Allemand était de qualifier le Togo pour la phase finale de la CAN 1972…

Avec la CAN 1972, la méthode Gottlieb Göller porte ses premiers fruits

Gottlieb Göll
Gottlieb Göller, au milieu, bras levé, était l’entraîneur intérimaire, saison 1969-1970, de Rot-Weiss Oberhausen, club régional Allemand qui joua la montée en Bundesliga.

Pour commencer, Gottlieb Göller, demanda pour diriger la sélection nationale, une ligne budgétaire qu’il voulait gérer en personne. Il exigea ensuite une gestion autonome de la sélection et une indépendance totale de choix en ce qui concerne les membres de son staff technique, le groupe des  joueurs, l’équipe médicale et la logistique. Enfin, il réclama la charge de la planification des activités ainsi que l’élaboration et la gestion de l’agenda de travail de la sélection.

La première doléance du sélectionneur n’avait pas été prise en compte par le Président de la FTF, le Capitaine Seyi Mèmène. Le motif en est que le Capitaine Seyi Mèmène, président de la FTF l’en avait dissuadé en lui affirmant que : « on ne parle même pas de budget pour l’Education ni pour la Santé. Et comment voudriez-vous qu’une ligne budgétaire soit affectée à la sélection ? Le Patron même se charge de tout ». C’est ainsi que Gottlieb Göller nous l’avait expliqué un jour, précisant que « le président de la Fédération lui avait soufflé de ne pas en parler au président de la République, au risque de le contrarier ».

C’est ainsi que, le technicien allemand, dès ses premières séances de travail avec les joueurs convoqués, fut invité personnellement par le Président de la République, Etienne Eyadema, au Camp du Régiment d’Infanterie Togolais où le Chef de l’État avait son domicile. Le Président Étienne Eyadema voulait voir jouer la sélection togolaise en formation. Tout était fait pour mettre les joueurs à l’aise. Et pour la première fois « tout joueur sélectionné avait droit à un salaire mensuel » nous avait raconté feu da Sylveira Adjé, défenseur central de l’Etoile Filante de Lomé .

Dahomey (Bénin) éliminé, le plus difficile restait à faire face au Ghana

Edmond Apity, célèbre sous le nom de Dr Kaolo, buteur face au Dahomey, il fut muselé lors des deux chocs contre la Ghana. Mais il éclaboussa de son talent, la phase finale de la CAN 1972 à Yaoundé
Edmond Apity, célèbre sous le nom de Dr Kaolo, buteur face au Dahomey, il fut muselé lors des deux chocs contre la Ghana. Mais il éclaboussa de son talent, la phase finale de la CAN 1972 à Yaoundé

Il revenait alors juste au sélectionneur de regrouper le meilleur groupe de joueurs, et de faire bien son travail. Première grande épreuve, le premier tour de la CAN 1972 avec pour adversaire, le Dahomey. Le match aller à Lomé le 8 novembre 1970, joué devant les deux chefs d’État togolais Etienne Eyadema et dahoméen Hubert Maga, s’était soldé par une victoire courte (2-1) du Onze National. Kaolo, en première mi-temps, et Amétépé, en seconde partie, furent les auteurs des buts togolais.

Le retour deux semaines plus tard à Cotonou contre l’Écureuil (nom de la sélection du Dahomey, actuel Bénin) offrit un spectacle de résistance de part et d’autre (0-0). Malgré les intimidations exercées contre le gardien de but togolais, Tommy Sylvestre, aucun ballon ne passa hors de sa portée. La qualification pour le tour suivant était acquise.

Le plus difficile restait cependant à faire face au Black Star du Ghana déjà champion d’Afrique deux fois : en 1963, 1965, et finaliste malheureux de la dernière édition devant le Soudan. Ce n’était surtout pas le « petit » Togo qui empêcherait le Ghana de disputer sa 5e phase finale consécutive de CAN. Encore que la manche retour, était prévue sur le sol ghanéen. Les chances togolaises paraissaient donc très minces ! Trop minces pour tenir la dragée haute à Robert Mensah et compagnie. Parmi celle-ci, un certain Ibrahim Sunday, meilleur joueur africain en titre.

Tout un peuple et la sélection nationale

Tommy Sylvestre et le grand Robert Mensah à la fin du match Togo vs Ghana de la CAN 1972
Le choc Togo vs Ghana pour la CAN 1972 fut face à face entre deux talentueux gardiens de but. D’un côté, Robert Mensah, le meilleur du continent, et de l’autre, le jeune Tommy Sylvestre dont l’étoile montait au firmament.

Le 6 juin 1971, ce fut tout un peuple soudé derrière son Onze National et des milliers de supporters venus du Ghana, qui prirent d’assaut les gradins et tribunes du Stade Omnisports Eyadema (Stade Municipal) de Lomé. Plus qu’un match entre 22 acteurs, ce fut plutôt à un face à face entre deux talentueux gardiens de but que les spectateurs eurent à assister. D’un côté, Robert Mensah, le meilleur du continent, et de l’autre, Tommy Sylvestre dont l’étoile montait au firmament.

Autant, Kaolo, malgré sa volonté, n’avait pas pu battre le portier ghanéen de Asante Kotoko, autant, Sunday, malgré la multitude de ses qualités offensives, ne put avoir raison du dernier rempart togolais de l’Etoile Filante de Lomé. Chose remarquable à la fin du match, le géant Robert Mensah s’était dirigé vers Tommy Sylvestre pour lui exprimer toute son admiration. « Quand il m’avait serré la main, j’avais cru serrer du fer. Cet homme était immense. C’était un géant, un baobab, vu ma taille par rapport à la sienne ». Ces mots de Tommy, ce fut son oraison funèbre, lorsque, le gardien ghanéen perdit la vie plus tard, poignardé par un truand dans une bagarre dans un bar…

Une qualification historique pour la CAN 1972

Quelques mois avant son assassinat, Robert Mensah s’était de nouveau retrouvé face à Tommy Sylvestre. On était le 20 juin 1971, à Accra Stadium,  jour du match retour qualificatif pour la CAN Cameroun 1972.

A quelques heures du début de la rencontre, la pelouse d’Accra Stadium, était inondée d’eau. Par pour cause de pluie. La crainte de l’adversaire oblige, les Ghanéens ouvrirent tous les robinets du stade ! Le malin technicien allemand, ayant compris le manège, « commanda très vite de nouveaux crampons pour nos chaussures. Il disait qu’ils s’adapteraient à la pelouse si elle se trouvait bien mouillée ». Cette déclaration de Tommy Sylvestre précédée de celle de feu da Sylveira Adjévi, soutenait également que, « ayant vu les joueurs togolais porter les mêmes crampons qu’eux à l’entrée des vestiaires, les Ghanéens donnaient l’impression d’être déjà menés au score ».

un but d’anthologie signé Ayitégan et le Togo mène à Accra

La rencontre en elle-même fut difficile pour les deux équipes. Et en même temps que Kaolo était muselé, Sunday avait lui aussi de la peine à s’extirper de la vigilance de Fiaty. Chacune des actions, était bien pensée et bien calculée. Avec une interdiction formelle de perdre des ballons au milieu de terrain. 0-0 à la mi-temps, et 0-0 après 60 minutes de jeu, les supporters ghanéens n’en croyaient pas leurs yeux. Ils n’en revenaient pas de voir cette « Équipe du Togo sans référence internationale probante » résister à leur équipe, et même la menacer, par moment.

Le pire se trouvait pourtant devant, avec ce dégagement de Tommy qui trouva Kaolo, dont le centre croise sur son chemin Ayitégan. La frappe à bout portant de ce dernier était imparable. Le ciel, à 20 minutes de la fin de ce duel, venait de tomber sur la tête de tout le Ghana. Il fallait, à partir de là, ne rien lâcher du côté togolais. Surtout au niveau de la base défensive, où les attaquants ghanéens enchaînaient des percées foudroyantes.

Tommy Sylvestre arrête un penalty de Sunday et le Black Star est éliminé

Black Star du Ghana éliminé de la CAN 1972
Black Star du Ghana, double champion d’Afrique des Nations, est éliminé de la phase finale de la CAN 1972. Le Togo y fait une entrée fracassante.

On s’acheminait vers la fin lorsque sur une tentative de dégagement de Da Sylveira Adjévi, l’arbitre de ses yeux de phénix trouva une main. Le défenseur togolais, se trouvant dans la surface de réparation, le coup de pied de réparation (penalty) était accordé au Black Star. C’est alors que, les joueurs togolais, Adjévi y compris, avaient commencé par protester. « Je me suis dirigé vers mon défenseur, Adjévi, pour lui dire que, moi-même je l’ai vu manier le ballon…Tu devrais te taire et laisser jouer ta faute de main, non ? ». Par cette intervention du gardien de but du Togo, Tommy Sylvestre, tous les autres joueurs s’étaient repliés, le laissant seul devant la difficile et fatidique épreuve.

Face donc à Tommy Sylvestre, se tenait altier, Ibrahim Sunday qui avait le ballon de l’égalisation et d’une probable prolongation. « J’étais allé tenir les filets et prier. Je tenais à cet instant dans mes pauvres mains le destin de toute une équipe, de tout un peuple…J’ai regardé le ciel et j’ai dit, Père, que ta volonté soit faite ! ».

Le justicier, lui, avait déjà placé le ballon sur le point de réparation (penalty). Il s’impatientait, Ibrahim Sunday. Et le moment venu, il fit un premier pas. Puis deux… Et puis quoi encore ? « Il a fait semblant de glisser. J’ai alors fait semblant de suivre, et j’ai ouvert grandement un côté, attendait de jaillir sur le côté ouvert s’il advenait qu’il tire par là ». L’exécution de l’opération telle que prévue par le portier togolais, fut ainsi faite. Et dans un élan félin, il repoussa le penalty du meilleur joueur de l’Afrique. Et met fin aux rêves et à la suprématie du Ghana sur le continent.

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Sélections

Djene Dakonam, un talent et une rigueur défensive qui séduisent la Liga

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Djene Dakonam est sans nul doute, le meilleur joueur de football togolais en Europe, cette saison.

Djene Dakonam est sans nul doute, le meilleur footballeur togolais en Europe, cette saison. Auteur d’une saison jusque-là irréprochable avec Getafe (Liga Espagnole), le togolais s’est révélé au fil des matchs comme, la tour de contrôle de la défense de Getafe. Retour sur un parcours qui mérite respect

Soviépé, le déclic, et sélection nationale, une seconde vie

Tout commence à Soviépé, quartier cher à son cœur, avec Jouvenceaux, son club formateur. À l’époque, il jouait encore près de la maison de ses parents, sans s‘imaginer qu’il allait écrire l’une des plus belles histoires du football togolais. Le latéral droit de formation est repéré par les dirigeants de l’Etoile Filante de Lomé qui l’enrôlent sans hésitation.

Le défenseur togolais signe ensuite un contrat avec Tonnerre de Bohicon(Bénin). Puis, il va à Coton Sport de Garoua (Cameroun) où il s’affirme et confirme tout le bien qu’on pensait de lui. Djene Dakonam, s’octroie un doublé Championnat et Coupe du Cameroun en 2013 et remporte encore le championnat camerounais en 2014.

La première convocation de Djene pour les Éperviers du Togo intervient un peu plus tôt, en 2012, le 08 Septembre plus précisément. Le sélectionneur Didier Six, alors aux commandes des Éperviers, lui fait appel. L’international togolais ne quittera plus la sélection nationale. Aujourd’hui, il en est l’un des cadres. Djene Dakonam participe à deux phases finales de CAN (2013 ; 2017). Quart de finaliste de la CAN 2013 en Afrique du Sud, le défenseur international rejoint dans la foulée Alcorcon (D2 espagnole). Il y livre 59 matchs en deux saisons.

En 2016, le club belge, St Trond lui ouvre ses portes pour 3 saisons. Mais, les ambitions du talentueux international togolais ont grandi. Il ne fera donc qu’une seule saison en Belgique. Convoité par Getafe, il fait son retour en Liga, à Getafe.

La Liga espagnole convient parfaitement à Djene Dakonam

Le manager du promu Getafe, Jose Pordelas, n’est autre que l’ancien coach de Djene à Alcorcon. Il demande et obtient de faire signer le latéral international togolais.

Les premiers pas de Djene en Liga espagnole sont empreints de talent, de sérénité et d’abnégation. Jose Pordelas le repositionne dans la charnière centrale et il convainc. Il devient titulaire et enfile les matchs faisant preuve d’une assurance hors pair. Le défenseur central attise alors les convoitises des autres clubs. Les dirigeants de Getafe ont vite compris qu’ils doivent rapidement garantir la continuité du joueur au club. C’est ainsi que 13 journées après le début du championnat, Djene Dakonam voit son contrat prolongé jusqu’en 2023.

En maître au centre de la défense madrilène lors du match de la 23ème journée de Liga face au Barcelona Football Club, Djene a réduit au silence, les velléités offensives de Messi et Suarez. Une performance digne des grands.

Djene Dakonam, cette saison a disputé l’intégralité 35 des 36 rencontres de son club. Meilleur joueur du mois de Septembre de son club, il intègre, en décembre 2017, la liste fermée des cinq meilleurs nouveaux joueurs de la phase aller de la Liga établie par besoccer.

Un rêve de coupe du monde

A 26 ans, Djene Dakonam compte déjà deux participations à une phase finale de CAN. Son rêve le plus cher,  c’est participer avec le Togo à une phase finale de Coupe du Monde. « « J’aimerais bien participer à une phase finale de Coupe du Monde avant ma retraite » a-t-il confié à des confrères français qui lui ont consacré un reportage en décembre dernier. C’était sur une chaîne de télévision célèbre en Afrique.

Si le défenseur international et ses coéquipiers de la sélection togolaise ont été éliminés par l’Ouganda lors des préliminaires de l’édition de 2018 de la Coupe du Monde de la FIFA, Djene veut aborder ceux de 2022 avec beaucoup plus d’optimisme et de sérénité « Il y a des éliminatoires bientôt et là, je pense que dès le début, on va essayer de les jouer à fond » a-t-il laissé entendre.

Djene Dakonam vit aujourd’hui son rêve, celui d’évoluer dans un grand club européen. Plusieurs observateurs le voient dans deux saisons dans un des clubs de renom en Espagne ou en Angleterre.